jeudi 29 janvier 2009

Ma cabane au CHanada

Boire jusqu'à plus soif...
Trop, c'est comme pas assez...
Dictons ou maximes ? Des vérités qui sont familières à notre oreille, mais que la direction des programmes de TQS veut ignorer. En lisant la CHronique d'Hugo Dumas dans La Presse de ce matin, j'ai lu la nouvelle du jour : « En avril, TQS ouvrira une porte sur cet univers intriguant et mystérieux avec La maison de Maxim Lapierre, une série à mi-CHemin entre la téléréalité et l'émission de décoration où quatre épouses de joueurs du Canadien de Montréal aménageront l'intérieur du manoir de Brossard aCHeté récemment par l'attaquant du CH. » Décidément, on repousse les limites du bon sens pour aller CHerCHer des moutons noirs (ou bleu blanc rouge).

Au programme, la nouvelle acquisition de Maxim qui vaut entre 500 000 et 1 000 000 $ (c'est un joueur marginal de l'équipe, n'oubliez pas ça), plus des vedettes du Canadien qui feront des apparitions et finalement, les épouses suivantes : l'épouse de Dandenault, (qui va s'occuper du design) la femme de Koivu (qui a dévoilé qu'elle aimait les CHats), la blonde à Latendresse et la conjointe de Steve Bégin. Les trois dernières vont aider à sabler, peindre et décorer.

Au menu : décoration, leurs bambins et leurs activités de bénévolat.
J'espère ne pas rater leur recette de pâté CHinois ainsi que les éCHanges de petits secrets, comme quel est le livre de CHevet de leur CHum...
Comme il semble de bon aloi de faire un lien entre le Canadien et la religion, ne m'en voulez pas de remplacer l'énoncé de départ par cet extrait des Psaumes 75:9
Il y a dans la main de l’Éternel une coupe, Où fermente un vin plein de mélange, Et il en verse: Tous les méchants de la terre sucent, boivent jusqu’à la lie.
Alors là, pas de doute, c'est une maxime...

mercredi 28 janvier 2009

La neige tombe sur les cèdres

Le meilleur exemple de frustration est sans doute celui du partisan borné qui cherche à apaiser son désir de pouvoir en s'identifiant à une équipe sportive, et qui se sent brimé par le passé glorieux, pourtant de bon aloi, que cette équipe a pu lui fournir. Qu'est-ce que dire si ce n'est que la frustration reprend à son compte ce paradoxe qui fait que les lauriers du passé ne sont en rien le complément du désir actuel d'être reconnu et envié comme gagnant.À notre époque le fefan se croit devenu l’égal de ses idoles, sans pour autant avoir pigé qu’égal ne veut pas dire identique. Ainsi, il s'associe si étroitement à son équipe qu'il fusionne sa personnalité et la façonne à l'image de celle-ci, mais le « Je » ne devient pas « Nous » pour autant, et l'amertume guette à chaque instant.
Et vivre cette frustration, c'est pour lui comme voir passer devant sa table un chariot à desserts regorgeant de gourmandises somptueuses, sans avoir le droit d’y toucher. Le désir est intense, la faim devient dévorante, mais le ventre reste creux.

Comment le partisan montréalais peut-il trouver sa voie à travers ce labyrinthe sans-issue ?
La solution semble facile, le fefan distribue donc moults conseils aux joueurs, à l'entraineur, au DG, mais ne contrôle rien. Et l'éCHec n'en devient que plus cruel. Il le ressent au plus profond de lui-même sans gérer son malaise. Pour lui, une thérapie sans faire de morts est difficile, et la gérer sans effusion de sang est impossible. La lapidation de ses héros recommence au rythme des défaites, le fefan se flagellant par personne interposé. Ces bras meurtris d'hier transmettent effectivement le flambeau, mais l'obscurantisme partisan éteint vite cette flamme et les joueurs CHangent d'équipe, l'herbe étant toujours plus verte chez le voisin. Mais ici la neige tombe sur les cèdres, et ceux-ci se sont abreuvés aux sources, maintenant taries, du passé.

mardi 27 janvier 2009

Autopsie du cerveau d'un fefan


Les dernières années ont vu l'apparition d'un nouveau type de supporteur de hockey.
Ces individus nommés judicieusement fefans par le journaliste Réjean Tremblay du quotidien La Presse, appellation qui semble une contraction des termes fefi (de fifi : anciennement vidangeur, boueur) et fanatique. Un individu tellement aveuglé par sa partisanerie aimant salir les opposants et blanchir son équipe ?
Le CH est pur et l'opposant est souillé ?

Il est donc judicieux de tenter de définir ce qu'est un fefan. Nous vivons dans une ère où l'information circule librement par le biais de véhicules différents, alors comment se fait-il que si peu d'informations soient différentes ? L'uniformisation, due à la machine de marketing des Canadiens de Montréal et aux pressions engendrées par un public lobomotisé par la presse écrite et parlée, gagne.
Les Anti-Habs entendent proposer une nouvelle approche d'un club de hockey : récit de l'échec par les faits, mais ceci n'est pas l'objet du présent billet.

Le problème des fefans, en règle générale, réside dans le fait que leurs informations ont une source commune : le monstre tentaculaire nommé les Canadiens de Montréal. Les pratiquants, (car on associe le CH à la religion), sont la télé, les radios en général, et la presse. Du fait que l’informateur est le même, les infos se ressemblent, les « Première Page » sont identiques (au style du journaleux près), et le danger fefan (propagandiste) guette. Les chroniqueurs, journalistes, lecteurs de nouvelles, ne voulant pas déplaire à l'autorité suprême et risquer de se faire couper leur ration de sandwiches et autres avantages « sociaux » allègremement distribués par le dieu tricolore (une sainte trinité, quoi : le bleu, blanc, rouge !) mènent la parade et s'associent ouvertement à l'équipe. Qui a dit que l'information ne devait jamais être biaisée, ? Certainement pas Benoit Brunet, ancien joueur des Habitants et maintenant analyste à RDS, unique diffuseur des matchs et donc porte-parole vendu à l'équipe.

C’est sans doute à la suite de ce constat « d’objectivité uniforme » qu’est venue l’idée de blogs différents, revendiquant ouvertement le droit à la subjectivité dans l’information (et plus marquée sur le site Anti-Habs et plus modérée chez Du sport avec du mordant). L’idée séduit.

Viennent les blockbusters, les sites numéros Un (RDS, La Presse) avec leur chronique Qu'en pensez vous ? et leurs blogues où le journaliste professionnel s'affuble du chandail du CH afin de prouver sa rectitude spirituelle, qu'il prêche la bonne parole. Les manchettes sont affublées de textes élogieux illustrées du preux CHevalier Kovalev, fidèle quant à la tête, mais affublé de prouesses musclées, le corps couturé de cicatrices et de blessures marquant les échanges vifs et virils impliquant le patineur russe; le reste de la « Une » est dans le ton : un article sur la « gentillesse » de Kovi, un autre très (trop ?) élogieux sur ses coéquipiers, un débat sur le talent de l'artiste (Débat ? Ça reste à voir, car le fefan et le journaliste-fefan ne débattent pas, ils prêchent la vérité, je vous l'ai déjà écrit).

Le fefan ne connaîtrait donc qu'un seul son de cloche, une seule note.
Mensonge ! C'est bel et bien faux, car il utilise deux quotations pour ses joueurs : 0/10 ou 10/10. Porter le flambeau pour cette équipe, c'est être tour à tour martyr et apôtre , crucifié ou porté aux nues. Toute une diCHotomie : une seule source d'information, mais deux jugements à l'opposé l'un de l'autre. D'où la vrai nature du fefan, un être bipolaire.

Passons alors au vif du sujet : en effet, le fefan revendique une liberté de parole, on peut penser qu'il dit ce qu'il veut... mais il refuse à l'Anti-Habs ce droit fondamental.
Le manque de profondeur de l'argumentation du fefan laisse perplexe. On touche le fond... On peut critiquer toutes les autres équipes, c’est même plutôt facile car aucune n'a vingt-quatre Coupes Stanley dans sa besace, et d’autres l’ont fait plutôt brillamment. Mais là, s’en prendre régulièrement à certains athlètes parce qu'en tant qu'agents libres ils ont choisi d'évoluer ailleurs, c’est-à-dire que les fefans font encore une fois appel à une apparence, une attitude, une origine, c’est confondre le sport à la religion, le libre-choix à l'hérésie. On ne peut être plus vide que cette mentalité fefanatique mais c'est aussi dangereux : on s'y prend à cinquante fefans pour tabasser un seul pauvre type qui exprimait son droit légitime d'être un partisan des Bruins de Boston suite à un match des séries éliminatoires 2007-08.
Alors un amateur de hockey est nul parce qu’il préfère une tierce équipe ? S'il est de Québec ou s'il n'aime pas le CH, donc c'est parce qu'il était fan des défunts Nordiques ? Parce qu’il est homo ? C’est ce que laisse penser l’argumentation du fefan...

Les verbillages des fefans ressemblent plus aux ragots de la taverne du coin qu’à des enquêtes. Si l’idée de ce texte était séduisante le résultat est plus que décevant. Le fefan ne distingue pas le vrai du faux et du préjugé, il déblatère sans rien avancer de fondé ou de raisonné.

Au final, les fefans portent bien leur nom : ce sont des gens du commun représentant bien la masse populaire. Et là, si vous me permettez, j'aimerais utiliser la locution latine Vox populi, vox Dei, généralement traduite par « la voix du peuple est la voix de Dieu ». Alors, qui tire les ficelles de cette mascarade ? La Sainte-Flanelle contrôlant les médias : Dieu dicte donc à ses ouailles ce qu'il faut dire.

Ainsi, comme Alcuin écrivait à Charlemagne en 798 :
Nec audiendi qui solent dicere, Vox populi, vox Dei, quum tumultuositas vulgi semper insaniae proxima sit
ce qui peut être traduit par :
« Et ces gens qui continuent à dire que la voix du peuple est la voix de Dieu ne devraient pas être écoutés, car la nature turbulente de la foule est toujours très proche de la folie »

Je n'élaborerai pas plus avant sur le phénomène fefan, sa nullité m’ayant convaincu de m’arrêter là...

lundi 26 janvier 2009

Tremblez, mauviettes de Mourial, Milan Lučić est de retour !


La nouvelle vient de sortir, Milan Lučić sera de retour cette semaine.
Mardi vs Washington


Jeudi vs New Jersey


Samedi vs NYR



Dimanche, le 1er février @ Montréal, capitale mondiale des fefans



Ça c'est du hockey propre et solide :


On voit pas ça des mises en échec comme ça à Mourial, ça prend des hommes, des vrais pour les distribuer. Hein les fefans !!!

Un joueur comme lui, il n'y en a aucun à Mourial, aucun !

Lučić ! Lučić ! Lučić ! Lučić ! Lučić ! Lučić ! Lučić ! Lučić !

En attendant la reprise des matchs...

on visionne du vieux stuff !

Super Bowl XLIII : ce ne sera pas un affrontement de cheerleaders

En attendant de procéder à une analyse plus complète des forces en présence, attardons-nous aux à côté de ce prochain Super Bowl, à savoir quelle équipe aura les plus belles cheerleaders sur les lignes de côté ?

Les cheerleaders des Cardinals de l'Arizona ?

Où bien celles des Steelers de Pittsburgh ?

Évidemment, comme les Cards sont une équipe axée sur la rapidité et les Steelers misent plutôt sur une grosse ligne défensive, les pompom girls sont à leur image, n'est-ce pas ?

Uhm, souvenez-vous ce qu'avait déclaré big Ben voilà quelques temps : CHEERLEADERS ‘JUST NOT GOOD’

Le Super Bowl approche, et vous pouvez toujours vous procurer la fabuleuse Barbie Dallas Cowboy Cheerleader Doll by Mattel !

Seulement 58$ US.
Qui sait, peut-être aurons-nous droit au Ken Ultimate Tom Brady Doll un jour...
 
Locations of visitors to this page